Coucou mon petit blog!

Je viens ici coucher ma peine.

Depuis trois jours je pleure, je ne dors plus et pour les repas je me force.

Il y a trois jours, le téléphone a sonné.

Juste une voix à peine audible: "Amélie a attrapé le virus, elle est hospitalisée".

Je suis à 200 kilomètres. J'appelle le petit hôpital de sa ville et le médecin urgentiste essaie de me rassurer.

Le lendemain, texto de ma fille pour me dire que ses résultats ne sont pas bons, et qu'elle est transférée dans un hôpital plus grand.

A l'heure où j'écris ces lignes, elle est sous oxygène ++ et antibiotiques pour combattre l'infection pulmonaire, en réa.

Nous ne pouvons communiquer que par textos, je me sens totalement impuissante et inutile. Son moral est au plus bas, j'essaie de lui expliquer qu'elle doit puiser dans le peu de forces qu'elle a pour sortir de ce service le plus vite possible.

Ses deux filles ont 14 et 8 ans, gardées par leur père.

Je n'ai pas osé lui dire qu'à 700 kilomètres de là, ma belle fille a été testée positive et que mon fils risque de l'être aussi.

Cette cochonnerie se répend de plus en plus, et les deux endroits où la contagion est la plus importante sont les lieux de travail et les écoles. Les enfants sont bien souvent porteurs saints, mais propagent la maladie, j'ai plusieurs cas au village.

Peux être penseras tu que mes mômes l'ont attrappé parcequ'il on fait la fête ou une réunion? Et bien non, même pas. Tous les deux ont été infectés soit sur leurs lieux de travail, soit par les gosses.